Biographie

Alain Lacki naît à Paris en 1954 quand Robert Capa quitte ce Monde. Il découvre la photographie en 1968 et réalise sa première exposition « Une faune à Paris » en 1979, avec Michel Klein, Cartier-Bresson exposait alors « 3 secondes d’éternité ». C’est à peu près à la même époque qu’il apprend que son grand-père, dont il avait ignoré l’existence, était lui-même photographe, il n’y a pas de hasard…

Après 2 années passées sur les terres d’Afrique à photographier la nature sauvage, pour le compte du WWF et de la célèbre série ‘Caméra au poing’, il change radicalement de cap et épouse corps et âme la photo publicitaire en 1980.

Son axe créatif se met alors doucement en place, forgé par le « regard instinctif », appris en Afrique, la rigueur manipulatrice imposée de « l’image publicitaire » et les influence confuses de Ernst Hass, Cheico Leidmann, Helmut Newton, ou encore Jean-Paul Goude, et plus tard David Lachapelle. 

De ces chaos contradictoires naîtra « Evanescences », une série d’œuvres mêlant photographie et collages, prémices de ses manipulations d’images, qui seront exposées avec succès à Rouen à la Galerie du Soleil noir en 1985. Le magazine « Marie Claire » parlera alors de révélation.

Mais la vie n’est pas qu’un long fleuve tranquille, il sera contraint, durant de longues années, à ranger ses cimaises à l’ombre de l’oubli médiatique, pour se concentrer sur la seule photographie publicitaire, ce qui ne l’empêchera pas néanmoins de faire progresser ses recherches créatives, et à progressivement imposer une signature photographique affirmée dans la mouvance naissante de la photographie plasticienne à la fin des années 90. 

Entre temps, Alain découvre la Guadeloupe en 1990 au hasard d’une commande de photos commerciales et c’est le coup de foudre. Il lâche tout et s’y installe définitivement en juin de la même année avec Femme et enfants, pour la beauté du geste, pour la beauté de la lumière, des gens, de l’esprit.

En février 2002, il réalise une photographie qui lui semblait pourtant anodine pour illustrer la carte de vœux de son studio aux entreprises, « La Dormeuse » est née. Et avec elle, la renaissance d’une envie de créer, d’écrire les scenarii de ses errances enterrées. « La Dormeuse » lui échappe médiatiquement en même temps qu’il construit sa réputation par une production frénétique, et il décide en avril 2009, de confronter son travail aux regards intransigeants des collectionneurs New-Yorkais. Le succès est immédiat, Alain se libère enfin de 25 années d’errance bienveillante. 

Il crée en 2010 la Maison Caribéenne de la Photographie, avec un groupe de photographes Guadeloupéens, il est sélectionné en 2012 parmi plus de 2000 artistes pour participer à « Art takes Time Square », un grand show d’Art contemporain sur les célèbres billboards lumineux de la place new yorkaise.

Alain refuse l’idée qu’une œuvre forte, réalisée et inspirée par la Guadeloupe et les Antilles, doive obligatoirement s’inscrire et s’enfermer dans le goulot d’une Diaspora, qu’elle doive sa valeur à un combat social ou qu’elle doive s’inscrire dans une libération des consciences, gangrénées par l’ineffaçable fardeau du passé. 

« Je comprends parfaitement que ce besoin existe et il est légitime. Mais mon combat ne regarde pas le passé, il pointe vers l’avenir et les promesses d’un Monde mutant et désincarné. Mon travail est celui de la prise de conscience des valeurs de beauté universelle et d’humanité qui se trouve en chacun d’entre nous, en les révélant face aux urgences écologiques, face aux dérives consuméristes, face à la lobotomisation grandissante d’une population qui s’uniformise et qui ne sait plus prendre du plaisir à la beauté non virtuelle, et à la richesse de ce qui l’entoure ,car elle ne les voit plus ».

Alain Lacki s’est inscrit depuis les années 80 dans la mouvance plasticienne de la photographie contemporaine qui rompait radicalement avec la photographie documentaliste et le photo-journalisme. Christian Boltanski se définissait lui-même comme peintre, plus que photographe : : « La photographie, c’est le photo-journalisme, le reste, c’est de la peinture ».

Alain LACKI est représenté à Paris par Sophie MEN (Huit Heures Vingt Communication), sophiemen@huitheuresvingt.com, +33 (0)6 84 37 55 69

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